Vinyl : que vaut la nouvelle série new-yorkaise dont tout le monde parle ? Verdict !

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Depuis qu’HBO a annoncé la commande de Vinyl en 2014, la nouvelle série musicale développée par Mick Jagger, Martin Scorsese et Terence Winter titille notre curiosité. Une attente qui a en partie pris fin ce lundi 16 février sur OCS City (vingt-quatre heures après les Etats-Unis) avec la diffusion d’un pilote de près de deux heures. “Sex and Drugs and Rock and Roll” chantait le groupe Ian Dury and the Blockheads en 1977, une maxime plus vraie que nature pour ce premier épisode regardé par notre chroniqueuse Roxane Mansano !

The Rolling Stones, Led Zeppelin, Bruce Springsteen, David Bowie, The Kinks, The Velvet Underground, Patti Smith, ou encore Ten Years After, ça vous parle ? Si oui, bienvenue dans les années rock des seventies ! Décennie dans laquelle Vinyl prend forme à travers les yeux de Richie Finestra (Bobby Cannavale), un producteur musical essayant de faire renaître son label “American Century”, qui est sur le point d’être racheté par des Allemands. Se rendant compte qu’il a laissé l’argent corrompre son désir premier, Finestra est à la recherche de nouveaux talents. Il veut dénicher ceux qui feront la différence. “Cherchez dans les bars, les boîtes de nuits, les spectacles de lycéens ! Là où on chante !” dit-il dans le pilote.
les acteurs de la série vinyl à new york
New York, 1973. Déchéance et nuit chaotique pour Richie Finestra défoncé à la coke.  Enfoui dans sa voiture il semble au fond du gouffre, hésitant à appeler un détective de police dont il détient la carte de visite. Au loin, un son se fait entendre et semble déchaîner tous les jeunes du quartier. Attiré par la musique, Richie pénètre dans le club et traverse un long couloir sinistre pour enfin finir dans une salle où, les New York Dolls enflamment la scène. En transe, il se laisse envahir par le son …
Richie Finestra dans la série Vinyl à New York
Mick Jagger, à l’origine de ce projet, a essayé de le porter au cinéma durant vingt années. Il souhaitait en faire un film de trois heures en y abordant quarante ans d’histoire du rock, avec un flot d’anecdotes apportées par ses soins. Et déjà, à cette époque Jagger ne jurait que par Scorsese pour être aux commandes du long métrage. N’ayant pu se réaliser, c’est HBO qui prit les choses en main pour en établir une série sur les coulisses de l’industrie musicale, entre maisons de production, artistes, animateurs radio et une mafia qui met son nez partout, dans un New York en pleine évolution des années 1970.
Pour le pilote de cette première saison, qui compte dix épisodes, on retrouve à l’écriture Terence Winter (Boardwalk Empire). Ce dernier connaît bien le travail de Scorsese avec qui il a déjà travaillé et lui a donc laissé la place de faire sa marque de fabrique. En effet, les fans du réalisateur ne seront pas déçus ; voix-off, flashbacks, longs plans dans un Manhattan nocturne entrecoupés par une bande son rock’n’roll.

Regardez le trailer !


 Rock’n’roll certes, mais pas que ! Puisque la série se veut être réaliste et montrer la révolution culturelle et musicale de l’époque. Ainsi, à différents coins de rues ou de clubs, les sons se multiplient : le jazz, la soul, le blues, le funk mais également le punk et le disco qui commencent à s’imposer. A travers des références existantes, un seul groupe fictif se met en scène, les Nasty Bits, dont le chanteur et leader du groupe est incarné par James Jagger, le fils de Mick.
Les acteurs de la série new-yorkaise Vinyl
Au casting, Bobby Cannavale éblouit et exploite avec brio toutes les phases émotionnelles de son personnage. A ses côtés, on retrouve un de ses associés, interprété par un Ray Romano (Parenthood) méconnaissable, ou encore une assistante arriviste Jamie Vine, joué par Juno Temple. Peu exploités dans ce premier épisode, on ne peut qu’espérer que ces personnages vont prendre de l’ampleur par la suite. La femme de Finestra, Devon (Olivia Wilde), ex-mannequin, a tout plaqué pour se consacrer à sa famille. Là aussi, bien peu présente pour qu’on se fasse un avis plus poussé.

Alors, il faut la voir cette série ?

Scorsese s’est fait plaisir pour ce premier épisode de deux heures et ça se sent ! Un vrai délice pour les yeux et pour les oreilles. Il semble certain que la série n’a pas fini de faire parler d’elle. Si on valide ce pilote, on s’attend tout de même à ce que les personnages secondaires prennent de l’importance et ne soient pas complétement occultés par le rôle de Richie Finestra. De plus, les épisodes suivants ne sont pas réalisés par Scorsese, la question que l’on se pose est de savoir quelles directions les réalisateurs vont prendre.
NOTRE VERDICT : Une fresque rock’n’roll dans un New York des années 70, sombre, musical et changeant. A ne pas manquer !
Vinyl, le lundi à 20h55 sur OCS City.

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