La ville
La ville et ses métamorphoses

La journaliste Laure Watrin publie « Les 100 mots de New York »

C’est sur un rooftop parisien que nous rencontrons la journaliste Laure Watrin. Entre bagels, coupes de champagne et stars du PAF, elle signe son tout nouvel ouvrage, Les 100 mots de New York. Un petit livre de 127 pages qui dessine des années d’évolution de la ville. Des lofts à la street food en passant par les jardins partagés et les supermarchés collaboratifs, le travail est ultra-documenté, précis. Fun facts, chiffres, expressions new-yorkaises, histoire, de quoi s’updater sur une ville au modèle urbain unique au monde. Interview.


Les 100 mots de New York, éditions Que sais-je.

Qui êtes-vous, Laure Watrin ?

Je suis journaliste. J’ai co-créé les collections de guides de voyage Les Pintades (Calmann-Lévy, Le Livre de Poche) et Out of The Box (Les Arènes). Je m’intéresse particulièrement à l’interculturalité et à la sociologie urbaine.

Pourquoi ce livre, et quel usage en faire ?

Après avoir co-écrit plusieurs guides de voyage sur New York (notamment Les Pintades à New York et New York Out of the Box), faire son portrait en 100 mots était une autre façon de donner les clés de cette ville. Ce livre raconte comment elle a évolué, d’un point de vue sociologique, urbanistique, économique ou encore écologique, et livre aussi plein d’anecdotes de la vie quotidienne. A picorer comme bon vous semble !  

Comment vous êtes-vous organisée pour écrire ce livre ? Combien de temps vous a-t-il fallu ?

C’est un travail journalistique, le fruit de mes années d’exploration de la vie new-yorkaise, la synthèse de choses vues, de rencontres, de lecture de la presse locale.

Votre première fois à New York City, c’était comment ?

J’avais 15 ans, dans le cadre d’un échange linguistique. Love at first sight, comme on dit de ce côté de l’Atlantique ! J’y suis retournée en vacances. Mais mon lien charnel avec New York est vraiment né quand je m’y suis installée, avec mon mari et mes enfants, en 2001 [son mari est le journaliste de France Inter Thomas Legrand, NDLR]. C’était une période bien sûr compliquée, post-11 septembre. Mais c’était aussi très riche humainement. C’est là que j’ai compris que l’énergie des New Yorkais, leur capacité à rebondir, n’était pas une légende.

Depuis, combien de fois ou à quelle fréquence y allez-vous ? A quelle saison aimez-vous y aller et pourquoi ?

J’y ai vécu quatre ans, de 2001 à 2005. J’y retourne régulièrement. En famille ou toute seule. Pour travailler, voir mes amis, humer l’air de la ville. On y va souvent l’été, quand il fait très chaud et très humide, mais ma saison préférée, c’est l’été indien, en octobre, pour la douceur, les couleurs incroyables des arbres (des rouges, des jaunes et des oranges qui pètent), les citrouilles et les toiles d’araignées géantes qui ornent les perrons et les façades des maisons et des immeubles en attendant Halloween. New York est une ville de rituels. J’aime aussi l’hiver quand il fait très froid, que le ciel est bleu et que le soleil brille après une tempête de neige. La lumière est incroyable.

Pourquoi êtes-vous accro à cette ville ? 

C’est une ville qui se nourrit autant de ses habitants et de leur diversité qu’elle ne les inspire. Une ville qui n’est pas toujours facile, avec beaucoup d’inégalités, mais une ville en mouvement, où l’on peut se réinventer.

Avez-vous une compagnie aérienne fétiche pour aller à NYC ?

Non ! Et si je pouvais, j’irais en voilier ! Depuis quelques temps, je réfléchis à organiser mes séjours de façon à y rester le plus longtemps possible, histoire de ne pas exploser mon bilan carbone pour rien.

Qu’emportez-vous dans votre valise ? 

J’essaie d’emporter le moins de choses possibles (toujours trop !) pour pouvoir rapporter des petits cadeaux pour les copains et la famille. J’adore aussi fouiller dans les friperies et les vintage stores à New York.

Comment faites-vous pour vous loger ? 

Comme les hôtels sont hors de prix et que nous avions envie de continuer à profiter de la ville comme des locaux quand nous sommes rentrés vivre en France, nous avons commencé à faire des échanges sur le site homeexchange.com, il y a douzaine d’années. Nous sommes devenus amis avec une famille qui vit à Windsor Terrace (un super quartier de Brooklyn, au sud de Prospect Park). On y a nos habitudes, une vie de quartier. Et la plupart de nos copains habitent maintenant de ce côté-là de l’East River, à Brooklyn ou à Queens.

La journée de Laure Watrin à NYC, cela ressemble à quoi ?

Je profite du décalage horaire pour me lever tôt, prendre un café à emporter et vivre au rythme des New-Yorkais et de leurs routines. J’essaie toujours de découvrir un coin que je ne connais pas, de repousser les limites symboliques de la ville pour échapper à la gentrification galopante.

Où allez-vous absolument quand vous allez à NYC ? A quoi ne résistez vous pas ?

J’aime marcher et manger ! Je peux faire 20 km en une journée sans m’en rendre compte. A New York, on peut tout faire en transports en commun et à pied. Je suis capable de traverser la ville pour savourer les meilleurs samossas du monde (forcément !) dans le sous-sol d’un temple hindou à Flushing (Queens), une soupe thaï à Elmhurst (Queens) ou une pizza au fin fond de Brooklyn.

Quel est pour vous l’objet typiquement NYkais à avoir ? 

Un baume pour les lèvres à la rose et de la crème pour les mains au citron de  chez C.O. Bigelow (414 6th Ave, New York, NY 10011). Parce qu’on a souvent la peau desséchée par le vent et le froid.

Quelle est la grande tendance en ce moment à NYC ?

Le temps que cet article paraisse, la tendance du moment sera déjà dépassée, alors autant miser sur les staples, les valeurs sûres comme disent les New-Yorkais !  

Le New-Yorkais ou la New-Yorkaise que vous suivez ?

J’adore les portraits et les instantanés de rue postés par @glimpsenyc sur Instagram.


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Ils l’ont gagné sur Instagram 

Noélie Viallet La ville et ses métamorphoses Leave a Comment

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