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Dans les coulisses du journal “THE NEW YORK TIMES “ !

Noélie Viallet Archives Leave a Comment

C’est fréquent, ça fait partie de la vie. Un ami vous fait suivre un article : sur la guerre, les chiens, la crise du logement ou les nouveaux jeunes-bobos. C’est écrit en anglais et c’est estampillé New York Times !  L’info a traversé les mers, elle vient chez vous, vous raconter le monde. Et vous n’avez rien déboursé. Assis dans votre canapé. Tel est le destin des articles du New York Times, quotidien de prestige créé en 1851 qui compte encore aujourd’hui plus d’un million d’abonnés. (Par comparaison, Le Monde en compte trois fois moins.) Un mastodonte en ère risquée. 1200 journalistes qui enquêtent et interviewent toute la journée, sous la houlette de dirigeants qui négocient et planifient le tournant numérique pour lui inventer -comme dans tous les périodiques de la planète- un modèle économique viable.
Si vous êtes curieux de l’affaire, c’est le moment d’aller au cinéma ! Ceux qui habitent à New York l’ont déjà vu il y a quelques mois. Il sort aujourd’hui en France. Le documentaire “À la Une du New York Times” relate plus d’un an  de tournage au coeur de cette gigantesque machine à écrire humaine. Il en dévoile les coulisses et les tourments, ceux d’un monde en train de tourner. Le réalisateur-et c’est ce qui fait la force du film- a choisi et suivi quelques-uns des journalistes du New York Times qu’il érige en de passionnants et romanesques personnages. Parmi eux DAVID CARR (http://topics.nytimes.com/top/reference/timestopics/people/c/david_carr/index.html), ancien drogué devenu reporter et VRP du New York Times,  avec voix enrouée et bâgout du tonnerre. BRIAN STELTER, geek blogueur surdoué embauché à 21 ans, multi-task man qui rédige sur plusieurs ordis en même temps, tout en racontant son régime sur Twitter (On y a droit à son menu détaillé!). TIM ARANGO, le « jeune » de l’équipe, bien décidé à faire ses armes et sa plume à Bagdad, en tant que correspondant au coeur des conflits. Enfin BRUCE HEADLAM, chef sage, retenu et à l’écoute, qui mouille sa chemise en réunion de rédaction (Il faut convaincre les grands boss de publier tel sujet!). Tous de grands professionnels.Parfois, le propos s’embarrasse de longueurs ou souffre d’une construction peu claire. Mais peu importe. L’intérêt de « À la Une du New York Times » se trouve dans le quotidien authentique des scènes filmées.  On assiste à la défense de choix audacieux, à de cruciaux débats : quelle place accorder à tel ou tel événement ? L’info est-elle sûre ? Que taire ? Que dire ? Par exemple sur les révélations de Wikileaks, la mise en scène par la télé du retrait des troupes en Irak et autres dossiers explosifs.  Que publier en “Une” (cette fameuse page n°1 évoquée dans le titre du film) ? Comment trouver sa place dans la guerre intergalactique des puissances web ? En sortant de la salle obscure, vous aurez en tête des visages, des inquiétudes et la passion de ceux qui ont signé leur papier, pour le plaisir de vous informer. Quand vous irez sur le net, oh pardon, plutôt quand vous irez à New York, sur la 8e Avenue entre la 40 et la 41e rue (8th avenue, between 40th and 41th street) vous lèverez les yeux vers le building de 52 étages du New York Times avec respect.Car vous saurez…La page une du New York Times, Sortie française le 23 Novembre 2011. Un film d’Andrew Rossi – Etats-Unis – 2011

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