Avec "Brooklyn", plongez dans le New York vintage des 50's !

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« Brooklyn« , sort en salles obscures le 9 mars. Notre chroniqueuse Daphné Saillard a eu la chance d’assister à l’avant-première du film. Et vous le fait partager avec notre journaliste Antoine Lebrun. Fort de trois nominations aux Oscars (meilleur film, meilleur scénario et meilleure actrice) et élu meilleur film anglais lors des BAFA de Londres, le dernier film de John Crowley sent bon le succès malgré quelques facilités. Prêts ? Spoil dans 3, 2, 1…

New York, terre promise d’Irlandais

Enniscorthy, 1952. Eilis Lacey, superbement interprétée par la belle Saoirse Ronan, mène une vie ennuyeuse dans son Irlande natale. Lassée, elle décide de quitter sa famille pour rallier New York et son quartier de Brooklyn, terre d’Irlandais à l’époque. Dans une Big Apple vintage magnifiquement retranscrite, Eilis rencontre Tony (Emory Cohen), un jeune italien, lors d’un bal irlandais organisé dans une paroisse. La romance débute alors et Eilis prend goût à la vie à Brooklyn. Lors de leur première sortie cinéma, les deux tourtereaux vont voir « Singin’ in the rain« , la célèbre comédie musicale new-yorkaise de Stanley Donen. Une ode à la culture américaine et à son génie cinématographique.
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Amour bipolaire et sublimes paysages

Mais évidemment, tout n’est pas si rose. La soeur d’Eilis, Rose justement, décède et notre héroïne doit rentrer en Irlande. Après un mariage secret avec Tony pour « sceller leur amour », elle retrouve l’Irlande où une succession d’événements l’obligent à allonger son séjour. Et évidemment, Eilis rencontre un autre homme et ne veut pas quitter sa famille. Au diable Tony et ses innombrables lettres enflammées. Mais lorsque Miss Kelly, son ancienne employeur, apprend qu’Eilis s’est mariée, la jeune Irlandaise se ravise et rentre à Brooklyn. Le film se termine sur d’intenses retrouvailles entre les deux amoureux. Lucidité soudaine ou faiblesse assumée, on ne saura jamais…
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New York en 1950, ce merveilleux endroit

Mené par les mains expertes de John Crowley (Intermission, Boy A), qui semble désormais privilégier le cinéma au théâtre, Brooklyn s’appuie sur un casting très convaincant malgré une histoire simpliste et déjà-vue. Mais plus que l’intrigue, l’attrait principal du film repose sur la beauté de ses images : l’Irlande et ses paysages enchanteurs y sont mis à l’honneur tout comme la belle New York, sa lumière, ses quartiers et sa diversité. Ultra coloré et rempli de bons sentiments, Brooklyn nous transporte aisément dans le temps et nous plonge dans les années 50 à travers de superbes décors qui augmentent considérablement l’intérêt d’un film un peu mollasson par moment. Au final, Brooklyn ravira les amateurs de belles histoires romantiques qui devraient sortir de leur séance le cœur léger et les yeux humides. Pour l’action et les effets spéciaux, privilégiez tout de même Scorsese et Tarantino.
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Faites-vous votre idée, jetez un œil à la bande-annonce, assez fidèle  :

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