BAPBAP : la toute nouvelle brasserie parisienne du 11e arrondissement, sur le modèle de Brooklyn ! ON L'A VISITÉE POUR VOUS EN AVANT PREMIÈRE

Agathe Soleranski Archives 1 Comment

Au milieu de la rue St. Maur, au coeur du 11ème arrondissement, est un train de se préparer une ouverture historique : celle de la brasserie BAPBAP : avec 1 800m², elle sera la plus grande brasserie de la capitale, et elle est ouvertement inspirée de Brooklyn, à New York ! Notre reporter Agathe Soleranski s’y est infiltrée un soir, où Edouard Minart lui a ouvert les portes pour vous en avant-première -la brasserie n’est pas ouverte au public pour le moment-. Visite exceptionnelle dans les coulisses de la prochaine bière parisienne à la mode…

De l’extérieur, c’est un simple immeuble haussmannien. Au fond du hall, derrière une petite porte, se cache l’immense bâtiment industriel sur cinq étages style Eiffel, une ancienne fabrique de mercerie, qui abrite depuis quelques mois BAPBAP, la nouvelle usine de bière 100% parisienne. D’immenses cuves en inox attendent les brasseurs.

C’est à New York qu’Edouard a découvert les bières artisanales
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Rien ne prédestinait Edouard, et son associé, Archibald, 34 ans, des amis d’enfance, à devenir brasseurs. Ils grandissent à Bordeaux avant de se lancer dans la finance et de partir vivre à l’étranger. Edouard s’installe à New York pendant 7 ans, tandis qu’Archibald pose ses valises à Francfort, en Allemagne. Deux villes particulièrement réputées pour leur culture de la bière. Chacun de leur côté, les deux amis vont affiner leur goût. Ils deviennent de grands amateurs de bières, et sont toujours à la recherche de la dernière bière locale. Edouard, vivant aux Etats-Unis, tombe alors amoureux de la bière « #9 Not Quite Pale Ale » de la Magic Hat Brewery, située dans le Vermont. Lorsqu’il ne la trouve pas dans le commerce, il se réfugie dans deux de ses bars préférés de Brooklyn, où déguster de bonnes bières locales : Building on Bond à Boerum Hill, et Barbès du côté de Park Slope.


Building on Bond, 112 Bond Street à Brooklyn, le bar à bières © photo Argonaut Architectural

BapBap, l’équivalent de la « Brooklyn Brewery » à Paris
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De retour à Paris, les deux amis veulent entreprendre ensemble, ils souhaitent avoir leur propre affaire. En y réfléchissant, ils font un constat: « Il n’existe pas de Brooklyn Brewery de Paris« . Brooklyn Brewery, c’est LA brasserie artisanale mythique de Brooklyn. Alors ils se lancent. Première étape, ils partent à Nancy, à l’Institut Français de la Brasserie et de la Malterie (IFBM) suivre une formation intensive en micro-brasserie.  Ereintés et conquis, ils vont ensuite visiter de nombreuses brasseries artisanales en Europe. Ils rentrent en France et démarchent les banques. Il leur faudra 6 mois pour obtenir les financements et un an supplémentaire pour trouver et, enfin signer le bail de cet immense bâtiment de la rue St. Maur.

Une bière parisienne, contemporaine et surtout fun


Ils souhaitaient absolument un lieu intra-muros pour créer une bière identitaire, et bien sûr, locale.  L’identité de BapBap c’est un tour d’équilibriste : « On ne voulait pas tomber dans le cliché de la bière du Paris historique. On voulait éviter le côté féodal, un peu bourru, sans être non plus trop raffiné » explique Edouard à Paris New York TV. Les deux associés voulaient une bière contemporaine, « avec à la fois le côté parisien, mais aussi un côté fun« . D’ailleurs, le nom BapBap ne doit rien au hasard. C’est l’acronyme de « Brassée à Paris, Bue à Paris« .


© photo Agathe Soleranski -Paris New York TV

Des bureaux de co-working au-dessus des cuves de bière !
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Au RDC, la bière fermente dans d’immenses cuves en inox. Dans les plus grandes, elle fermentera pendant 3 semaines. Au 1er étage, ils ont découpé le sol pour créer une passerelle avec vue imprenables sur les fameuses cuves.  Idéal pour les visites. L’étage au dessus sera coupé en deux. Il accueillera un espace de dégustation, qu’il sera possible de privatiser pour les groupes ou les séminaires, et des bureaux en open-space. L’espace est grand, plus grand que ce qu’ils espéraient. Résultat, les deux compères, pas égoïstes, prévoient de mettre leurs bureaux en co-working. Avis aux travailleurs freelance, les bureaux auront vu sur l’espace de dégustation…Les 3 autres étages seront utilisés pour le stockage. Et il en faut de la place pour tous les sacs de céréales directement importés de Picardie. Enfin, au sous-sol, c’est le processus d’embouteillage. Après cela, les bières sont mises dans une chambre chaude, à 24°, « pour une nouvelle fermentation, où les levures transforment, à nouveau, le sucre en alcool« . Résultat une bière à 5,8% d’alcool.


Les céréales qui servent à fabriquer la BAPBAP. © Agathe Soleranski-Paris New York TV

« Fabriquer de la bière c’est très créatif ! »
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Leur première création, la BapBap Original est une blonde, pale ale avec une fermentation haute. « Elle a des accents proches de certaines bières de type ale belges et américaines. Elle est assez fruitée. » explique Edouard. Dans le futur, BAPBAP souhaite produire des bières éphémères : des recettes différentes qui feront découvrir au public parisien des bières qu’il n’a pas l’habitude de boire et permettront au brasseur d’exprimer sa créativité. À entendre Edouard, faire de la bonne bière artisanale ce n’est pas compliqué : « La bière c’est ultra créatif ! Avec seulement 4 ingrédients on peut faire des choses super. »

BAPBAP sera la 4ème brasserie « made in Paris », après la Brasserie de la Goutte d’Or, la micro-brasserie Brasserie La Baleine et La Parisienne, la bière de la rive gauche. Entre les brasseurs parisiens, règne une bonne entente car la concurrence n’est pas féroce : « Nous sommes tellement une goutte d’eau dans le marché ! ». Mais attention, cela pourrait ne pas durer. Depuis quelques années, la bière artisanale fait un retour fracassant. On murmure des ouvertures un petit peu partout dans les grandes villes de l’hexagone.

Un jour une collab’ avec les bières de New York ? 
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Si Edouard et Archibald rêve d’une collaboration avec Garrett Oliver, le gérant de la géante Brooklyn Brewery, à New York, l’exportation, elle, n’est pas impossible. En moyenne, les brasseurs français exportent 15% de leur production.  BAPBAP, qui a déjà été sollicitée par des Français installés en Australie, aura peut-être des occasions exporter une partie de sa production mais pour l’heure,  toute son attention est portée sur le marché local.
Pour les lieux de distribution, BAPBAP offrira un comptoir de vente à emporter dans le hall de leur immeuble. On devrait également la retrouver dans une cinquantaine de bars, restaurants, cavistes et commerces de proximité de la capitale, tous répertoriés sur leur site Internet. Leur bière devrait aussi trouver sa place sur les étagères des cavistes spécialisés de Province.


Archibald et Edouard, les deux fondateurs de BAPBAP, la bière parisienne comme à Brooklyn.

BapBap recrute !x 

Pour l’instant, l’entreprise ne compte que 3 employés : un brasseur professionnel et les deux associés fondateurs. Mais la famille BapBap s’agrandit ! Edouard et Archibald recherche activement deux commerciaux, un livreur et deux stagiaires en communication et marketing.  Avis aux amateurs ! Ouverture de BAPBAP prévue fin mars – début avril. Le point de vente à emporter sera ouvert la semaine en soirée et le samedi toute la journée. Des pré-ventes pour les visites seront bientôt mises en ligne sur le site Internet. À suivre sur la page Facebook, twitter et le site Internet.

BAPBAP, Rue Saint-Maur, 11e. Métro Rue Saint-Maur 

Nous avons goûté la BAPBAP, alors c’est comment ?

« Fruitée, sucrée, forte en goût, elle appelle au printemps ! À l’image des parisiens, c’est une bière de caractère« , conclut notre journaliste Agathe Soleranski,depuis la fenêtre de son appartement parisien.

 


© Agathe Soleranski-Paris New York TV

Merci à Edouard Minart.

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